Financer son entreprise

Il est toujours très difficile de se lancer dans un projet d’entrepreneur. C’est un choix que l’on sait passionnant, certes, et aussi risqué. Se posent alors des questions sur la constitution ou non de son entreprise, sur la possibilité de commencer sans rien, avec par exemple un capital de 1 euro. Attention ! Bien financer son entreprise, en particulier son lancement, est essentiel pour la suite.
Vous allez très vite comprendre que créer son entreprise avec un euro de capital ne sert pas à grand chose. Les frais de constitution (enregistrement, publicité …) vont de toutes les manières plus que consommer votre euro symbolique. Suivront ensuite quelques frais de dépôt de noms de domaines, le premier logo etc … Bref, pour commencer, optez plus pour quelques centaines voire milliers d’euros.

Pour bien commencer, savoir estimer le besoin pour financer son entreprise !

Ne partez pas à l’aveugle en vous disant que vous saurez improviser. Travaillez dès que possible sur la préparation d’un Business Plan. Ce document devra intégrer deux phases distinctes : une phase de lancement de projet qui intègre tous les coûts nécessaires et les revenus éventuels sur les 3 à 6 premiers mois de votre activité et une phase qui couvre l’activité de l’entreprise sur les 3 à 5 ans à venir.
La première phase vous permettra de connaître le montant dont vous avez besoin pour démarrer votre activité, et la deuxième va vous permettre de vous projeter dans l’avenir et constituera un document important lors de vos échanges avec les banques, les établissements publiques et les éventuels investisseurs.
N’ayez crainte, ce Business Plan sera très probablement faux, mais il aura le mérite de vos faire travailler sur des hypothèses de revenus et de dépenses, hypothèses qu’il faudra savoir justifier auprès de vos interlocuteurs. C’est cet exercice d’examen contradictoire qui comptera, plus probablement que le document lui-même. Et si besoin faites vous aider sur ce document!
Après avoir estimé ce dont on a besoin pour financer son entreprise, l’idée n’est pas d’investir toutes ses économies dans son projet. Cela se comprend. Dans ce cas deux situations sont possibles :

  • dans le premier cas, peu fréquent tout de même, vous n’avez pas besoin de besoins d’investissements lourds : vous arrivez en effet rapidement à dégager de votre activité des revenus qui seront réinvestis dans le projet. C’est la situation idéale.
  • dans un cas plus probable, vous allez vous rendre compte que votre investissement en capital initial ne va pas suffire et que vous allez devoir rechercher de l’argent.

Ne soyez pas découragé pour autant car les solutions existent pour financer son entreprise. Ces solutions ne se trouveront pas sans efforts, votre investissement de base sera probablement étudié de près et il se peut que l’on vous demande de « remettre au pot ».
Par ailleurs, les prêts bancaires par exemple seront toujours fonction du niveau de vos fonds propres, qui correspondent au début de votre activité à votre investissement initial. C’est la raison pour laquelle, il vaut mieux préférer consacrer quelques milliers d’euros au lancement de votre projet et non 1 euro.
Les aides à la création d’entreprise sont multiples et il suffit d’aller sur des sites comme Tout Aide ou Les Aides pour pouvoir identifier rapidement les aides disponibles en fonction de votre région et de votre projet pour financer son entreprise. On peut bien entendu parler du Prêt à la Création d’Entreprise de BPI France qui est couplé avec un prêt bancaire garanti en partie par BPI France, ou encore de subventions comme l’AIMA de la Région Ile de France ou le PIA de la Ville de Paris, toutes deux couplées avec BPI France qui soutiennent des projets technologiques innovants. La dernière venue est particulièrement intéressante, car elle est destinée au lancement de votre projet innovant qui n’a pas besoin de présenter de caractère technologique : la Bourse French Tech.
Initiée par Fleur Pellerin dans le cadre du projet French Tech, cette aide couvre vos premiers frais de lancement de projet par le biais d’une subvention à hauteur de 30 000 euros maximum. Elle est ouverte à toutes les entreprises de moins d’un an, mais aussi aux entrepreneurs qui n’ont pas encore lancé leur projet et sont épaulés par une structure d’accompagnement. Pour plus d’information, allez sur le site de BPI France.
Une chose est sûre, la Bourse French Tech mise à part, les prêts et subventions que vous demanderez dépendront souvent de votre niveau de fond propre, niveau qu’il va falloir optimiser rapidement.
S’il faut conclure en quelques mots : identifiez vos besoins, investissez un niveau suffisant de trésorerie dans votre projet à titre personnel, ciblez les aides auxquelles vous avez droit, et ayez un Business Plan à 3 ans fiable et sérieux dont vous savez justifier les hypothèses.
Crédit Photo : Howard Lake