Publié le 14/09/2016 dans

Misez à fond sur les nouvelles extensions de noms de domaine, c’est Neocamino qui vous le dit !

Misez à fond sur les nouvelles extensions de noms de domaine, c’est Neocamino qui vous le dit ! nouvelles extensions nom de domaine

Les nouvelles extensions comme .alsace .ski ou .immo sont des océans d’opportunités. Pour beaucoup d’entreprises, TPE ou auto-entrepreneurs, c’est l’occasion d’avoir un nom de domaine qui soit explicite, qui évoque son activité ou sa localisation ou tout simplement d’avoir le nom de son entreprise ou produit qui n’était plus disponible depuis longtemps dans les extensions traditionnelles (.fr .com .eu ….). Oui mais voilà, rapidement, la question cruciale se pose : comment ces extensions performent dans Google ?

Et ton .alsace il marche comment dans Google ?

Et là, on est bien dans LA question qui taquine tout le monde, et surtout les créateurs ou manageurs de ces nouvelles extensions, dont votre serviteur fait partie (je suis Monsieur .alsace). Alors comment se faire sa petite idée ? On trouve un grand nombre d’articles sur les extensions et le SEO, rédigés par des personnes plus ou moins légitimes, plus ou moins objectives, et plus ou moins partisanes de ces nouvelles extensions.

On aurait pu se fier totalement à Google et ses communications sur le sujet : « our systems treat new gTLDs like other gTLDs (like .com & .org) » Bref, .nouvelleextension = .com dans Google. Cela a été dit et redit par Matt Cutts (la voix de Google pour le moteur de recherche) ou encore John Mueller, Webmaster Trends Analyst de Google. Donc, si j’interprète pour le .alsace qui est ce qu’on appelle un geoTLD (extension géographique. TLD = top level domain), un site quelconque.alsace est visible de la même manière et aussi performant dans le moteur, qu’on soit à Strasbourg à Paris, Berlin, Rio, Islamabad, Tijuana, Nassau ou Macao….

Un concours SEO comme base d’analyse

On a voulu vérifier ! Alors à la fin du concours SEO qu’on a organisé (concours-seo.alsace), on a demandé à quelqu’un de légitime et respecté dans le SEO de faire une analyse des sites ayant participé au concours : Olivier Andrieu.

Le principe du concours était simple : placer son site en .alsace le plus haut possible dans Google pour la requête « cricetus » (je vous laisser chercher ce que c’est, il y a plein de sites en .alsace sur le sujet Misez à fond sur les nouvelles extensions de noms de domaine, c’est Neocamino qui vous le dit ! icon wink ). A une date D définie, on relève les compteurs et le mieux classé a gagné.

Olivier Andrieu analyse la performance du .alsace dans Google

Notre guru du SEO Olivier Andrieu a donc fait une batterie de tests, accrochez vous : il a testé les requêtes « cricetus » et « cricetus alsace » depuis un mobile et un PC localisés dans différentes villes dans le monde. Les configurations sont les suivantes :

  • Moteur : Google.fr / Géolocalisation : Strasbourg (France), Langue : Français
  • Moteur : Google.fr / Géolocalisation : Paris (France), Langue : Français
  • Moteur : Google.fr / Géolocalisation : Marseille (France), Langue : Français
  • Moteur : Google.fr / Géolocalisation : Munich (Allemagne), Langue : Allemand
  • Moteur : Google.de / Géolocalisation : Munich (Allemagne), Langue : Allemand
  • Moteur : Google.de / Géolocalisation : Munich (Allemagne), Langue : Français
  • Moteur : Google.fr / Géolocalisation : New York (Etats-Unis), Langue : Français
  • Moteur : Google.com / Géolocalisation : New York (Etats-Unis), Langue : Français
  • Moteur : Google.com / Géolocalisation : New York (Etats-Unis), Langue : Anglais
  • Moteur : Google.co.uk / Géolocalisation : Londres (Grande-Bretagne), Langue : Français

Soit 40 requêtes différentes testées puisque pour chaque configuration ci-dessus, il a testé 2 requêtes différentes sur mobile et sur PC. On observe les résultats suivants :

  • 7 sites en .alsace sur la première page de Google pour 7 configurations,
  • 6 sites en .alsace sur la première page de Google pour 23 configurations,
  • 5 sites en .alsace sur la première page de Google pour 6 configurations,
  • 1 site en .alsace sur la première page de Google pour 2 configurations,
  • 0 site en .alsace sur la première page de Google pour 2 configurations,

Pour 36 configurations, les sites en .alsace raflent 5 places ou plus dans la première page de Google. C’est remarquable et on en tire certaines conclusions.
Les 4 configurations pour lesquelles on observe 0 ou 1 site sur la première page de Google sont les configurations : moteur .de à Munich (3) ou .com à New York (1) avec un moteur configuré en Allemand ou Anglais. C’est assez logique sachant que bien entendu les sites du concours étaient tous en français.
A noter aussi, 13 fois sur 20, la requête « cricetus alsace » donne de meilleurs résultats (plus de sites en .alsace dans la 1ère page) que la requête « cricetus » simple.

Les conclusions

Le premier enseignement, qui peut paraitre évident mais qui permet d’ôter les doutes de certains voir mettre à mal certain mythes numériques, est que le .alsace, est visible et performant dans Google, et ce, partout dans le monde. Cela vérifie ce qu’affirme le moteur, le .alsace est traité de la même manière que .com. Il est performant, comme .com, sur tous les moteurs de Google, et quel que soit la localisation de l’internaute qui fait la requête.

La deuxième conclusion est que le .alsace n’apporte pas (encore ?) le petit plus de performance pour les recherche faites depuis l’Alsace. Google ne traite donc pas (encore ?) les extensions dites géographiques comme des extensions locales délimitant un espace géographique. Les résultats étant les mêmes de Strasbourg, Paris ou Marseille.

Je ne souhaite à ce jour pas tirer la conclusion qui donnerait un bonus aux sites en .alsace sur des requêtes contenant le mot « alsace » suite à l’observation des différences de résultats entre la requête « cricetus » et « cricetus alsace ».

Si on extrapole, on peut supposer que toutes les nouvelles extensions sont traitées comme le .alsace. Mais je prends le pari que dans les mois/années qui viennent le moteur ajustera son appréciation de ces nouvelles extensions. Les extensions géographiques seront-elles traitées comme tel et les effets SEO en local seront-ils visibles (un bonus aux sites .alsace pour les requêtes émises en Alsace) ? Les extensions qui génèrent des volumes énormes de pages parking et de spam seront-elles déclassées ? Les extensions qui s’efforcent de créer un environnement de sites et d’usages seront-elles reconnues à leur juste valeur ? Comment Google traitera ses propres extensions (nombreuses) ?

A votre disposition pour échanger sur ces sujets !

Crédit photo : Kaliva / Shutterstock.com

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