Publié le 08/10/2014 dans

L’e-commerce n’est pas adapté aux commerçants de proximité

Un domaine d’activité qui fait rêver, avec 51.1 milliard d’euros de CA en 2013 pour le e-commerce en France, une croissance à 2 chiffres depuis 10 ans, plus de 145 000 sites marchands en ligne en 2013 et qu’une partie est rentable ! Une croissance du chiffre d’affaires à +11% au 1er trimestre 2014. Et pourtant l’e-commerce n’est pas une solution adaptée aux commerçants de proximité ! Nous allons vous expliquer pourquoi en 4 points.

1. Le temps

En moyenne un commerce est ouvert 5 à 6 jours sur 7,  le commerçant travaille plus de 12 heures dans son commerce pour la mise en place de sa vitrine, la gestion de ses linéaires, le management de son équipe… Ce qui lui demande déjà beaucoup de temps et d’investissement personnel dans son commerce.

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Pour développer un site e-commerce, ce sont les mêmes contraintes qu’un magasin physique. Vous avez une vitrine (une homepage) à tenir (mettre à jour et animer sa page d’accueil est essentiel pour faire venir et surtout revenir un client sur son site Internet), les linéaires à soigner (mise à jour des produits, gestion des stocks, mises en place d’offres spéciales, gestion et suivi des commandes…), une stratégie à mettre en place (communication online & offline).

Au vue de ce premier constat, nous pouvons nous demander : comment un commerçant peut s’organiser pour faire 2 journées en une seule ? Car pour développer et gérer seul un site e-commerce il faut avoir du temps ce qu’un commerçant n’a pas forcément !

2. Les compétences

Le commerçant a-t-il les compétences nécessaires pour développer un site e-commerce seul qui lui fasse gagner de l’argent ?  Il vous faut des compétences techniques (développer, référencer, webdesigner), des compétences webmarketing (mettre en place une stratégie de lancement et de développement, définir votre cible, votre zone de chalandise car Internet permet d’envoyer vos marchandises où vous le souhaitez…).

C’est un vrai métier qui nécessite des personnes qualifiées, diplômées et surtout compétentes dans leur domaine tel qu’un commerçant est compétent dans le sien !

3. Le budget

Comme nous l’avons abordé précédemment, le commerçant n’a pas de compétences techniques, marketing pour développer seul un site e-commerce qui fonctionne. Le budget devient un frein de plus dans sa réalisation. En investissant sur la mise en place d’un site Internet le commerçant doit également prévoir un budget pour faire vivre celui-ci. Avec du marketing, de la pao, de la mise à jour des produits, être attractif en proposant de nouveaux services aux clients, des moyens de paiements multiples, des labels de confiance pour rassurer ses clients et ses futurs clients…

Quand nous savons qu’un commerçant investi seulement 1% de son chiffre d’affaires en budget de communication et que sa première source de trafic dans son commerce est le bouche à oreille et qu’il faut investir au minium 20% de son chiffre d’affaires en communication pour se lancer dans un projet e-commerce. Les chiffres et la réalité parlent d’eux-mêmes !

4. La logistique

Un commerçant a les moyens logistiques de pouvoir envoyer 2,3 voir 10 colis par jour. Mais comment fera t-il pour gérer l’envoi de 100, 200 voir 500 colis par jour ?

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Le commerçant sera très vite dépassé et ne pourra pas respecter ses délais de livraison. Il n’a pas la structure, le temps ni l’argent prévus pour faire face a cet aspect du e-commerce.

Nos recommandations

Nous conseillons aux commerçants de faire ce qu’ils savent faire le mieux, gérer leur magasin de proximité (servir, conseiller, donner des astuces, informer leurs clientèles) et d’utiliser Internet d’une autre façon au travers d’une stratégie appelée le WEB TO STORE.
L’objectif est de générer du flux dans leur commerce grâce à Internet au travers d’informations par exemple une adresse, un n° de téléphone, une vente-privée, un code cadeau, une promotion, un chèque cadeau, etc… Nous assistons à un retour aux fondamentaux du commerce: servir, conseiller et satisfaire le client.

 

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