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Vous souhaitez exporter ? Vous visez une clientèle étrangère ? Pourquoi ne pas faire traduire votre site professionnel ? Quelle que soit la langue d’arrivée, 5 points sont à prendre en compte pour traduire un site web :

 

1. Votre site internet est une vitrine

En français comme en anglais, votre site professionnel reflète votre image de marque. La qualité de ses textes – et de leur traduction – est donc déterminante. Elle peut mettre en valeur votre entreprise comme elle peut compromettre sa réputation. La moindre maladresse stylistique peut faire fuir des clients potentiels.

 

2. La qualité avant tout

Devant ce constat, la qualité de la traduction doit être le critère déterminant. La version originale du site de votre entreprise est une rédaction réalisée avec soin. La belle plume du rédacteur attire vos clients. Écrire ces contenus agréables à lire a nécessité de longues heures de réflexion. Il en est de même pour son éventuelle traduction. Traduire soigneusement est loin d’être une activité machinale. Il ne s’agit pas de copier-coller des mots. Traduire, c’est réécrire. À ce titre, la traduction est un travail aussi fin et artisanal que l’écriture de la version originale. Il est donc préférable d’avoir recours à un professionnel compétent.

Beaucoup de gens se disent bilingues, car ils ont passé un certain temps à l’étranger. Or, pour bien traduire, cela ne suffit pas ! Il faut avoir une bonne plume et être formé à la traduction. Il est arrivé à Pierre Jeanson de traduire gratuitement du français vers l’espagnol pour une association. Il a lu le témoignage d’autres traducteurs bénévoles pour cet organisme : « J’ai passé un an au Chili, donc je suis bilingue. » Plus tard, quand il a visité le site pour voir comment avaient travaillé ces amateurs très sûrs d’eux, il était stupéfait de la mauvaise qualité des traductions. Ayant l’impression de perdre son temps en lisant ces inepties, il a arrêté d’y naviguer. D’ailleurs, cette association n’a pas réussi à séduire le public hispanophone. D’où la nécessité de confier la traduction de votre site professionnel à des prestataires réellement compétents. Ainsi, votre entreprise sera armée pour conquérir de nouveaux marchés

 

3. Quid de la traduction automatique ?

La traduction automatique (TA) est une solution gratuite et instantanée. De prime abord, elle peut donc être attirante. Mais il ne faut pas oublier qu’un moteur de TA n’est jamais doté d’une conscience humaine. Il ne fera que traiter vos textes informatiquement. Il ne saisira donc pas le fond de ces documents tel que le fait l’esprit humain. Ainsi, il ne prendra pas le recul nécessaire pour réécrire avec soin les précieuses rédactions de votre entreprise. Cela est particulièrement vrai pour la traduction d’un site internet. Traduire du marketing nécessite de s’adapter au public visé. Par exemple, pour les Anglais, le fish and chips est plus parlant que le « steak-frites ». Un contenu intégrant ce plat à base de poisson pourra donc être plus vendeur face à cette cible. Ainsi, « Do you often look forward to a delicious portion of fish and chips? » pourrait être une bonne adaptation de « Vous aimez vous régaler avec un délicieux steak-frites ? ». C’est-à-dire qu’il faut avant tout transposer la visée du texte et non son contenu. Seul un traducteur humain pourra accomplir ce travail créatif. Autrement dit, se tourner vers une solution gratuite et instantanée, c’est prendre un gros risque. Un investissement dans les services d’un professionnel compétent s’avère donc plus fructueux pour votre image de marque.

 

4. Comment choisir un bon traducteur ?

Comment trouver le prestataire adéquat pour traduire votre site ? Seul un traducteur professionnel, formé à la traduction et expérimenté en la matière est capable de fournir un travail de qualité. Un bon traducteur est d’abord un bon rédacteur. Il prend son temps lorsqu’il œuvre sur les projets que vous lui confiez. Il réfléchit pour traduire méticuleusement. Il facture donc des tarifs qui reflètent le niveau de qualité de ses prestations.

Il est également spécialisé dans un, deux, ou trois domaines maximum. S’il se vante de pouvoir traduire aussi bien des textes bancaires, pharmaceutiques, juridiques, informatiques et littéraires, c’est qu’il n’en est aucunement spécialiste. Un bon traducteur est doté d’une solide connaissance de ses domaines d’expertise. Il se documente, se forme et se tient au courant de l’actualité dans le secteur de ses clients. Par exemple, Thomas Young est spécialisé en communication d’entreprise et relations publiques. Il peut donc traduire votre site web professionnel vers l’anglais. Mais si vous lui confiez un manuel d’aéronautique, il vous redirigera vers un confrère ou une consœur.

En choisissant votre prestataire, il est préférable de confier vos projets à un traducteur qui travaille exclusivement vers sa langue maternelle. Pourquoi ? Parce qu’il sait que l’art de l’expression écrite est trop délicat pour être pratiqué en langue étrangère. L’aisance verbale dans une langue n’implique pas nécessairement un style élégant. Même parmi les Français, on trouve de bons et de moins bons rédacteurs. Pourtant, ils parlent tous couramment la langue de Molière. Donc seul un anglophone natif a un rapport assez intime avec celle de Shakespeare pour bien rédiger en anglais. Ainsi, il produira des traductions qui se lisent avec naturel, clarté, élégance et concision. C’est pourquoi Thomas Young, qui vit en France depuis 10 ans, traduit exclusivement vers l’anglais. En revanche, Pierre Jeanson traduit souvent vers l’espagnol, bien que sa langue maternelle soit le français. En effet, il a une connaissance pointue de cet idiome et a déjà vécu en Espagne. Fort de 7 ans d’études de langues vivantes, il traduit dans une spécialité rare. De fait, mieux vaut qu’un texte soit traduit par un spécialiste vers une langue étrangère que par un natif qui ne maîtrise pas le sujet. Par ailleurs, le français et le castillan sont deux idiomes très proches et leurs règles stylistiques sont presque les mêmes. Néanmoins, Pierre met plus de temps pour traduire dans ce sens car il prend la peine de tout vérifier dans des sources sérieuses. Il demande également que son travail soit relu par des natifs. Les retours de ces derniers sont d’ailleurs excellents. Même lorsque le traducteur transpose vers sa langue maternelle, la relecture par un tiers est vivement recommandée. Cela est particulièrement vrai pour votre site professionnel, qui doit être vendeur.

Comment trouver le traducteur dont vous avez besoin ? L’annuaire de la SFT vous met en lien avec des professionnels compétents.

 

5. Un vrai partenariat

Avec un traducteur professionnel, un véritable dialogue s’installe. Il vous posera des questions sur le texte original afin de clarifier le sens de certains passages. Cela lui permettra de mieux les traduire. Pour bien travailler, il faut qu’il comprenne le document source en profondeur. Un traducteur est le lecteur le plus attentif qui soit. Il est bien plus qu’un travailleur de l’ombre. Il s’agit d’un partenaire qui s’intéresse au sujet traité et donc aux activités de votre entreprise. Avec lui, vous avancerez main dans la main. Le résultat ? Des textes de haute qualité, une meilleure image de marque et une plus grande fréquentation de votre site professionnel… donc davantage de clients ! 😊

Article co-rédigé par Thomas Young et Pierre Jeanson
Relecture : Jordana Do Rosário

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